samedi 21 décembre 2019

La nuit

Cela fait longtemps que je n'avais pas écrit de nuit. Des années...

Alors, j'écrivais la nuit car c'était mon seul espace de liberté. De quoi prendre du recul sur ma vie intense, essayer de sortir de la course infernale où je  n'étais qu'au service de mon entourage, qu'il soit personnel ou professionnel.

Cette nuit je suis chez celui qui partage aujourd'hui ces doux moments qui sont un vrai cadeau, la surprise inattendue de cette année de transition.. Il dort, et je profite de la nuit douce. Aujourd'hui ce n'est pas une fuite, mais un plaisir, ce moment au calme dans la nuit. Je me recoucherai tout à l'heure, et il me serrera contre lui en me demandant si tout va bien pour moi. Tendresse si douce.

Ma vie s'est largement reconfigurée cette année. J'ai le choix aujourd'hui comme je ne l'ai jamais eu (ou peut-être utilisé) de décider ce que je fais de mon temps. Je commence à en profiter, notamment pour déployer mon engagement en dehors de mon cercle. 
Il est temps de donner autrement. Il y a urgence même. 
Parce que le tissu sociétal craque de toute part. Et que ce sont ceux qui ont le plus besoin qui n'ont pas accès aux ressources. Alors que d'autres ne savent plus comment faire avec la surabondance dont ils bénéficient. 

La prochaine étape. Me fixer une ligne de conduite pour réduire encore mon empreinte environnementale et tâcher de faire "tâche d'huile". Il est plus que temps de m'avancer vers cette sobriété là.

2 commentaires:


  1. L'écriture de nuit a toujours sa singularité. Peut-être ce sentiment d'être plus libre ? Il me semble que le tissu sociétal craque… là où il doit craquer… mais il se tisse et se retentisse autrement, ailleurs. Et c'est plein de promesses.

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