mardi 29 octobre 2019

Fin lamentable ...

L'été 2018, après l'avoir soutenu tout le printemps, je le rejoignais pleine de fougue et de foi pour faire décoller son projet encore embryonnaire.
Au printemps 2019, j'ai compris qu'en dépit de mes efforts, notre complémentarité masquait (ou plutôt ne masquait plus) ces divergences de valeurs en actes qui deviennent rédhibitoires assez vite.

J'ai tenu bon jusqu'à ces jours ci pour ne pas plomber l'aventure déjà assez difficile.
Mais là, je déménage et coupe les derniers liens.
Mes messages sont entendus mais il n'y a aucun retour. Une espèce de bannissement silencieux plein de colère qui est assez difficile à vivre même si je ne le prends pas pour moi.

Je comprends mieux les difficultés que mon ex-associé a rencontré partout où il est passé...

lundi 28 octobre 2019

Le récit qui me colle aux basques

 Et bien voilà, il me faut plonger, aller au contact.

Ce récit, c'est que je ne mérite pas d'être aimée pour ce que je suis, car je ne suis rien, mais par ce que j'apporte, ce que je donne à l'autre.
Que rien ne sera jamais suffisant pour que je ne finisse pas par être abandonnée.
Alors je donne sans compter, et surtout je donne sans que l'on demande quoi que ce soit.
Et je cherche un retour, alors que l'autre ne m'a rien demandé. Pour alimenter ou contrer cette croyance, l'un ou l'autre étant strictement la même chose...

C'est un récit, ce n'est pas pour autant ce qui s'est passé dans mes histoires d'amour. J'ai certes donné sans compter mon temps, mon attention, des cadeaux, mes compétences, etc...
J'ai manifesté le mépris que j'avais de moi même surtout, à moult reprises.

Cela n'aide pas à des relations saines. Notamment, cela fait le lit de ma dépendance. 
Cela sans doute a contribué aux séparations précédentes, soit parce que je choisissais des hommes qui ne m'estimaient pas, soit parce que j'ai contribué à déséquilibrer la relation.

Je sais que cette croyance n'est pas que de ma responsabilité. Elle correspond aussi hélas à des siècles voire des millénaires de regard condescendant sur les femmes, transmis par les hommes, et les femmes elles-mêmes...Même si les femmes de ma famille étaient plutôt des modèles de courage, de force et de détermination, elles ont aussi engrammé ces regards délétères.

Je me suis jurée d'en sortir cette fois.
J'observe. Je trie. Je ris autant que je peux, car c'est ce qui m'aide le plus, de rire de ces décalages...

Et là, j'ose écrire. Pour conjurer autant que possible ce mauvais sort. Car c'est un récit. Et la bonne nouvelle, c'est qu'on peut modifier les récits.


Dissonance cognitive

Nous humains ne sommes qu'un corps et un/des récits : sur soi, sur les autres, sur le monde. 
Récits tissés et retissés ad infinitum.
Récits collectifs, de la civilisation aux différentes cellules auxquelles nous appartenons dans le "corps social" : famille, activités professionnelles et personnelles, amis, couple, etc. 
Récit individuel : moi, mon histoire, qui je suis, ce que je vaux, mon présent, mon avenir. 
"Avancer", "vivre", "changer", "vieillir", "recommencer", "piétiner", ce sont d'abord des mots et des visions du monde.

Le yoga, la culture, les rencontres, les expériences de vie, quelles qu'elles soient donnent parfois à voir ce qui est décalé dans nos récits, car "ça ne colle pas", ça dysfonctionne, disjoncte.

Je vis un temps comme cela, avec un décalage entre ce que je vis, ce que je ressens, ce que je me raconte. 

C'est assez inconfortable. C'est assez drôle aussi. 

Une opportunité de me débarrasser d'un récit inadapté qui me "colle aux basques"