lundi 27 mai 2019

26 ans après

Beaucoup ont la nostalgie de leur jeunesse. Ce n'est pas mon cas.
C'est pourquoi j'ai hésité un moment à me joindre aux retrouvailles de ma promo d'école. Les quelques amis que j'y ai rencontrés y allaient, cela a suffi à me décider.

C'était samedi. Une soirée clémente, que nous avons passé debout, ensemble, dans une rue parisienne. Certains venaient de loin.

Je n'avais pas d'a priori pour ces presqu'inconnus. Car à l'époque, je n'étais pas proche de beaucoup d'entre eux. Trop décalée sans doute de cette camaraderie un peu brutale, superficielle, bruyante. Pas assez jolie pour me sentir à l'aise, sauf avec certains et certaines. Pas à ma place dans cette glorification de l'élite que nous étions sensés être. Je ne buvais sans doute pas assez, n'étais pas très sportive, un peu trop sérieuse aussi.
Par contre, j'aimais déjà participer aux projets associatifs. Je m'y impliquais avec passion. J'aimais danser, sans flirter, aussi. Sortir pour découvrir tout ce qui était possible : expos, cinéma, théatre, opéras, ballet. 

Je suis partie agréablement surprise. parce que ces années de vie sont passés par là pour nous tous.
25 ans plus tard, les plus hâbleurs ne sont plus si contents d'eux-même.
Beaucoup, en dépit de leur réussite sociale, se posent des questions sur leur avenir, ou celui de leurs enfants.
Cela rend plus modeste...

Samedi, j'ai confirmé que j'étais à l'aise dans mes baskets.  Que j'assume mes choix.  Que je me tiens droite à présent. Fragile mais forte aussi.

ÊTRE JEUNE

La jeunesse n’est pas une période de la vie,
elle est un état d’esprit, un effet de la volonté,
une qualité de l’imagination, une intensité émotive,
une victoire du courage sur la timidité,
du goût de l’aventure sur l’amour du confort.

On ne devient pas vieux pour avoir vécu un certain nombre d’années :
on devient vieux parce qu’on a déserté son idéal.
Les années rident la peau ; renoncer à son idéal ride l’âme.
Les préoccupations, les doutes, les craintes et les désespoirs sont les ennemis qui,
lentement, nous font pencher vers la terre et devenir poussière avant la mort.

Jeune est celui qui s’étonne et s’émerveille.
Il demande comme l’enfant insatiable : Et après ?
Il défie les événements et trouve de la joie au jeu de la vie.
Vous êtes aussi jeune que votre foi. Aussi vieux que votre doute.
Aussi jeune que votre confiance en vous-même.
Aussi jeune que votre espoir. Aussi vieux que votre abattement.

Vous resterez jeune tant que vous resterez réceptif.
Réceptif à ce qui est beau, bon et grand.
Réceptif aux messages de la nature, de l’homme et de l’infini.

Si un jour, votre coeur allait être mordu par le pessimisme et rongé par le cynisme,
puisse Dieu avoir pitié de votre âme de vieillard.

D’après Général Mac Arthur 1945

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